Une excellente réponse qui mériterait d’être publiée:
Madame Nathalie Elgrably-Lévy,
j’ai hésité longuement à répondre à votre chronique d’aujourd’hui le 5 mai où vous souhaitez l’abolition des subventions aux artistes au Canada. Comme chaque ligne est un exemple de préjugés simplistes sur la situation des artistes, je me suis dit qu’il ne valait pas la peine de gaspiller quelques minutes du précieux temps que j’ai pour accomplir l’énorme travail que j’abats chaque année (parce que, oui, un artiste, ça travaille!). Je sais que lorsque j’entends ce type de réflexion, il n’y a rien à faire. De toute façon, vous direz que les artistes qui réagiront à votre lettre ne font que crier au scandale et ça voudra dire que vous avez raison, alors que ces artistes cherchent simplement un peu de respect pour leur métier et leur apport (réel) à la société. Il n’y a pas que l’économie dans ce monde.
Je ne peux pas défendre devant vous que la compagnie que je dirige reçoit chaque année des subventions pour créer des spectacles pour les enfants, les adolescents ou les adultes, que ces spectacles sont joués partout au Québec, ailleurs au Canada et en France, que la somme de travail investi par les artistes est bien au-delà de la rémunération offerte, que ces spectacles essaient bien humblement de parler de sujets moins souvent abordés et dans une forme artistique qui fait appel à d’autres schèmes de pensée que les spectacles rentables auxquels vous faites référence. Je ne vous dirai pas non plus que ces subventions passent par des évaluations serrées et des redditions de compte exigeantes (ce qui est d’ailleurs normal) et que, je vous rassure, les artistes sans talent ne sont pas subventionnés. Déjà, plein d’artistes avec du talent ne touchent pas un sou. Non, tout cela et bien d’autres choses sur la place des artistes, des philosophes et des intellectuels dans une société, vous ne voulez probablement pas l’entendre.
Non, je dirai seulement que chaque voix compte dans une démocratie. La vôtre y comprise. Et c’est là que l’État joue un rôle primordial.
En 2006, vous avez écrit un livre que je n’ai évidemment pas lu, La face cachée des politiques publiques. Je n’ai que bien peu d’intérêt pour le discours que vous semblez y développer. J’imagine d’ailleurs que peu de personnes ont lu ce livre. Ça n’a pas été un best-seller, exact? A-t-il été rentable? Alors, selon votre logique, pourquoi l’avez-vous fait?
Sogides, votre éditeur, a reçu en 2009-2010 des subventions de Patrimoine canadien de 352 293$ (ce qui le place au 15e rang des éditeurs les plus subventionnés), du Conseil des Arts du Canada de 36 700$ en subventions globales en plus de 25 000$ en traduction et 2 500$ pour la tournée de promotion des auteurs. Faites le calcul vous-mêmes, cela semble faire partie de vos forces : 416 493$ seulement du gouvernement fédéral ! C’est sans compter les 73 659$ de la SODEC.
Et vous savez quoi? Je suis d’accord avec ça. Tout à fait d’accord. Sur la page Facebook qui vous est consacrée, on dit « ses idées et son discours apportant un éclairage que l’on voit et entend très peu ». Et c’est justement pour ça que Sogides reçoit des subventions. Afin que l’éditeur puisse publier des ouvrages qui ne sont pas rentables et que les idées qu’ils véhiculent puissent circuler. Vos idées ne sont pas les miennes. Mais ces idées peuvent exister, mon gouvernement s’en assure grâce aux subventions qui vous ont été versées indirectement. Des idées qui intéressent un faible pourcentage de la population. Tout comme mes spectacles, à vous lire. Mais voilà ces idées peuvent co-exister. Ça aussi, c’est la démocratie.
Franchement M. Joubert, je suis très heureuse de constater que vous remettez les pendules à l’heure. Non mais, c’est beaucoup trop simpliste comme réponse Mme Elgrably!!!
Essayer de réfléchir un peu et de vous informer avant d’émettre votre opinion sur un sujet. Ainsi peut-être aurez-vous la chance de paraître plus intelligente!
Ben là, si on lit le Journal Péladeau, faut pas se surprendre. Les articles de cette madame (euphémisme), je n’en veux pas. Donc je n’achète pas le journal. Elle dit elle-même que si un artiste ne vend pas, c’est parce qu’il n’y a pas demande ou talent. J’avoue que je jouis à l’idée que chaque fois que je n’achète pas le petit journal, madame conclut qu’il n’y a pas demande ou qu’elle n’a pas de talent…
Incroyables commentaires de la part d’une enseignante à l’université! Comme le fait si justement remarquer plus bas Mme Line Dezainde, Mme Elgrably a largement bénéficié des subventions dont elle prône la disparition! Comme enseignante, elle profite aussi des fonds de public – comme chargée de cours, professeure et chercheure. Peut-être possède-t-elle une fortune personnelle qui lui permettra de poursuivre ses travaux quand le gouvernement conservateur aura coupé les budgets dans la recherche, l’éducation et les autres programmes dont elle bénéficie largement? Mme Elgrably n’a pas tort sur certains points. Tous les artistes de méritent pas de subvention. Cela est vrai, il existe des artistes médiocres. Mais les chercheurs et enseignants universitaires médiocres dont les propos manquent de rigueur et de fondements scientifiques devraient, eux aussi, cesser de profiter des fonds publics … Et devraient aussi se retenir d’écrire des inepties dans les grands quotidiens!
Je suis artistes de métier .. le Web exactement et désolé mais je crois qu’elle a raison. Il y a tant de désastre artisitiques que nous maintenons en vie artificiellement au Québec qu’il est grand temps de faire le tri et de dire à certains d’aller emballer des boites dans un entrepôt. Ma mere aime le scrap booking, devront-on la subventionner pour son loisirs qu’elle aime temps faire ?? … non, à la place elle va laver des ti-vieux dans des centres de retraités, changer des grosse couches et netoyer du vomi.
Faut arrêter de penser que les artisites mérites tous des subventions, à mon avis, un bon artistes peut tres bien percé sans l’aide du gouvernement.
En passant, tes caricatures sont vraiment superbe, tu es une preuve de talents, j’espère que tu gagne bien ta vie avec cela.
En réalité, les artistes comme tu les décris ne reçoivent aucune subvention. Justement, là est l’erreur. La grande majorité d’entre nous sommes sans financement. Ce ne sont, majoritairement, que ceux qui ont accompli beaucoup et qui font travailler des groupes entiers qui reçoivent des bourses mais ce sont surtout les éditeurs, producteurs, distributeurs qui reçoivent la grosse part du gâteau. C’est pour cette raison que La dame est malhonnête à un point où elle sent la charogne.
Le plus hilarant que je vois dans vos commentaires est que vous attaquez personnellement la dame en question en vous référant sur un article qu’elle a publiée. Peut-être est-ce aussi arriéré comme comportement que celui que vous dénoncez chez la dame en question. Avez-vous lu ses autres articles ou vous enfoncez-vous dans l’alléchant piège de facilité que le sophisme vous propose? Je prendrais cette dame bien avant que n’importe quel sbire de M. Charrest aux finances.
Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas la pensée économique autrichienne et libertarienne qu’elle est faible d’esprit. J’ai vraiment l’impression que plusieurs artistes ont pris son article comme une attaque personnelle. C’est vrai qu’elle ne lésine pas avec les mots, mais en aucun cas elle s’oppose aux artistes dans ses textes, elle s’oppose à un système de subventions généralisé. Elle est tout aussi motivée contre les subventions aux pétrolières et aux banques. Selon sa philosophie, le gouvernement ne devrait pas choisir à notre place pour les gagnants et les perdants. J’ai vraiment parfois l’impression qu’il y a un nouveau clergé au Québec et qu’on ne peut jamais le remettre en question sans se faire intimider intellectuellement !
Aussi, elle est quand même une maitre d’enseignement (le plus haut titre qu’un professeur peut avoir dans l’université). Que vous aimez ou pas sa philosophie, c’est très probable. Ça reste toutefois une excellente enseignante et une personne très intelligente. Elle est appréciée par toute la communauté étudiante et elle fait parti de mes meilleurs professeurs et c’est pareille pour la majorité de mes collègues.
Je trouve vraiment cette caricature dégradante et immature. Plutôt que de lui répondre intelligemment, vous préférez l’attaquer en la disqualifiant intellectuellement. Si ça n’avait été qu’une simple blague, j’aurais pu la rire, mais à lire vos commentaires, je vois que c’est très loin d’être le cas.
Mais mon pauvre monsieur, sa pensée, je ne la connais pas, la dame se contente de bâtir des raisonnements relativement correctes basés sur une réalité fausse. Il n’y a pas de système généralisé de subvention des artistes, point barre. La majorité des fonds vont aux gros publishers comme Quebecor, et à mille autre intervenants télévisuels en particulier qui redistribuent à leur personnel, etc, mais aux artistes, bien peu. À partir de là, ce qu’elle dit ressemble à de la bouillie pour chien.
Qui plus est, le domaine des art représente un des plus profitable au Québec tout en étant bien moins financé que plusieurs autres secteurs d’activité. Savez-vous combien d’emplois des différents secteurs sont tributaires de subventions? Quel serait donc la raison pour elle de s’attaquer aux artistes, alors? Sinon qu’il s’agit du groupe de personnes le plus opposé à sa pensée libertarienne? Ce serait donc une sorte d’attaque stratégique plus qu’idéologique, finalement… Discréditer l’opposant avec une théorie fumeuse.
Le fait qu’elle connaisse la théorie d’une matière (L’économie et la finance) ne la met pas à l’abris de ces préjugés qui sclérosent les esprits faibles et qui courent en ce moment sur un milieu qu’elle ne connaît manifestement pas, celui des arts. Son texte, d’un point de vue de la dialectique, était à peine digne d’un étudiant de premier cycle.
Cher monsieur, il faut développer un esprit critique et laisser de côté les allégeances idéologiques un peu. Vous en sortirez grandi, je vous l’assure. Et une belle journée à vous.
Je viens de relire son texte et je ne vois pas où elle prétend que c’est les artistes qui reçoivent toujours directement dans leurs proches la subvention : http://www.contrepoints.org/2011/05/06/24025-non-au-mecenat-public . Et même si elle avait dit cela, on s’entend qu’indirectement une partie de la subvention ira quand même dans les proches d’un artiste ! De toute manière, comme je l’ai dit elle ne lésine pas sur ses mots quand elle donne son opinion. Elle est peut-être entrée sur le terrain de la démagogie, mais ça reste un article d’opinion du Journal de Montréal qui est là pour susciter de la controverse. Cependant, de ne retenir que cette partie de son texte, c’est vraiment faire preuve d’aveuglement intellectuel.
Vous dites qu’il n’y a pas un système de subventions généralisé pour la culture ? Franchement ! La politique du 1% qui oblige toutes les nouvelles constructions publiques à réserver du budget pour les arts. La Société de développement des entreprises culturelles du Québec qui subventionne et qui donne des crédits d’impôts pour le cinéma, les arts, la musique et les livres du Québec. La société de la Place des Arts de Montréal. Conseil des arts et des lettres du Québec. Conseil du patrimoine culturel du Québec. Télé-Québec. Le programme d’aide financière aux artistes de la ville de Montréal. Les subventions d’Hydro-Québec. Les subventions de la STM/AMT. Tout ça monte facilement au-delà du milliard de dollars uniquement pour le Québec. Il faut rajouter à cela, les subventions fédérales destinées au Québec et les subventions pour la construction d’infrastructures dédiées à la culture (Colisée de Québec, Salle de l’OSM, etc). Au total, les subventions incluant tous les paliers du gouvernement se rapprochent du 3 milliards de dollars juste pour le Québec. La réalité est fait qu’un un système de subvention existe bel et bien. Il est même beaucoup plus gros le système de subvention des pétrolières et des banques. Sachant tout cela, je ne vois pas en quoi le fond de son article ressemble à de la bouillie pour chien.
Les statistiques le démontrent bien. Nous avons le ratio dépenses/subventions le plus petit du Canada pour le domaine de la culture. Alors, pourquoi un des domaines les plus profitables du Québec devrait recevoir autant de subventions ? Parce que c’est un domaine trop important pour notre société ? Pourquoi ne pas laisser les québécois en juger par eux-mêmes ? Pour ce qui est des emplois tributaires aux subventions, je vous invite à lire le texte de Frédéric Bastiat « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». Il vous démontrera comment votre phrase relève d’un sophisme économique.
Finalement, il n’est pas question de s’attaquer aux artistes. Il est question de s’attaquer aux subventions allant à la culture, aux banques, aux pétrolières, aux grandes entreprises, etc. La communauté artistique ne disait rien quand Nathalie critiquait les subventions des grandes entreprises, mais quand c’était à son tour de se faire critiquer, et bien là, il y aurait une stratégie idéologique et maléfique se voulant discriminatoire de ses opposants ? Excusez-moi, mais c’est vraiment n’importe quoi ! Laissez les canulars à la maison s’il-vous-plait !
Le 1% pour les nouvelles constructions publiques, mais pauvre de vous! ce n’est pas tant pour les artistes que pour éviter que les nouvelles constructions soient dénudées et tristes à mourir, faisant de nos villes, avec les années, des endroits inintéressants qui ne figureraient dans aucun guide touristique et il où il ferait triste vivre. Auparavant, les décideurs n’avaient pas besoin d’obligation pour intégrer naturellement des oeuvres d’art aux projets, ça allait de soi, ils en mettaient partout, regardez les anciennes bâtisses publiques ou privées! Mais de nos jour, en plein régression de civilisation, il semble qu’il faille obliger les gens à l’évidence que l’on ne construit pas que des boîtes carrées pour y stocker des gens, mais des lieux de vie. Vous arrivez à comprendre ça, vous?
Je manque malheureusement de temps pour faire votre éducation et vous faire comprendre que la culture d’un peuple, ce n’est pas la même chose que de mettre des chips dans un sac de chips. Lorsqu’on est rendu à penser ça, ce n’est plus d’éducation dont on devrait parler… Mais de rééducation.
Quelques lignes plutôt vous écriviez qu’il n’existait pas de système de subventions aux arts et à la culture. Maintenant vous êtes en train de justifier ce système ? Vous avez la liberté de croire qu’une peinture améliore la vie d’une bâtisse. Je ne suis pas contre. Ce qui est ridicule c’est de forcer cette dépense. En plus, il y a tellement de scandales sur ce programme. Une peinture absolument affreuse qui coute plusieurs millions, des poteaux décorés qui se détruisent quelques mois après leur installation, des décorations sur un terrain de soccer, des statues brunes et monotones en pleine entrée d’un bâtiment, etc. Et de toute manière, ce n’est qu’un petit programme parmi tant d’autres.
En tout cas, je dois dire que c’est choquant des réactions comme la vôtre. Comme si l’adversaire idéologique était discrédité d’avance et que sa parole ne valait rien. C’est vraiment dommage que vous manquiez de temps, j’aurais aimé discuter avec vous, car honnêtement, bien que je ne m’oppose pas à toutes les subventions sur la culture, je suis très sceptique quant à elles. Sachez que Nathalie n’a rien à voir dans mon opinion, le seul cours qu’elle donne étant excessivement loin de ce sujet.
Merci pour ce dessin bien senti! Votre crayon a réagi plus vite que l’éclair à ces élucubrations !
Merci! Je devais le faire toutes affaires cessante! L’obscurantisme intellectuel presque pur de cette dame ne pouvait rester sans réponse graphique!
Pour ceux qui ne savent pas encore, cette caricature est en réponse à cet infâme torchon:
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/nathalieelgrablylevy/archives/2011/05/20110505-071312.html
ah!
MERCI!
ça soulage un peu.
Une excellente réponse qui mériterait d’être publiée:
Madame Nathalie Elgrably-Lévy,
j’ai hésité longuement à répondre à votre chronique d’aujourd’hui le 5 mai où vous souhaitez l’abolition des subventions aux artistes au Canada. Comme chaque ligne est un exemple de préjugés simplistes sur la situation des artistes, je me suis dit qu’il ne valait pas la peine de gaspiller quelques minutes du précieux temps que j’ai pour accomplir l’énorme travail que j’abats chaque année (parce que, oui, un artiste, ça travaille!). Je sais que lorsque j’entends ce type de réflexion, il n’y a rien à faire. De toute façon, vous direz que les artistes qui réagiront à votre lettre ne font que crier au scandale et ça voudra dire que vous avez raison, alors que ces artistes cherchent simplement un peu de respect pour leur métier et leur apport (réel) à la société. Il n’y a pas que l’économie dans ce monde.
Je ne peux pas défendre devant vous que la compagnie que je dirige reçoit chaque année des subventions pour créer des spectacles pour les enfants, les adolescents ou les adultes, que ces spectacles sont joués partout au Québec, ailleurs au Canada et en France, que la somme de travail investi par les artistes est bien au-delà de la rémunération offerte, que ces spectacles essaient bien humblement de parler de sujets moins souvent abordés et dans une forme artistique qui fait appel à d’autres schèmes de pensée que les spectacles rentables auxquels vous faites référence. Je ne vous dirai pas non plus que ces subventions passent par des évaluations serrées et des redditions de compte exigeantes (ce qui est d’ailleurs normal) et que, je vous rassure, les artistes sans talent ne sont pas subventionnés. Déjà, plein d’artistes avec du talent ne touchent pas un sou. Non, tout cela et bien d’autres choses sur la place des artistes, des philosophes et des intellectuels dans une société, vous ne voulez probablement pas l’entendre.
Non, je dirai seulement que chaque voix compte dans une démocratie. La vôtre y comprise. Et c’est là que l’État joue un rôle primordial.
En 2006, vous avez écrit un livre que je n’ai évidemment pas lu, La face cachée des politiques publiques. Je n’ai que bien peu d’intérêt pour le discours que vous semblez y développer. J’imagine d’ailleurs que peu de personnes ont lu ce livre. Ça n’a pas été un best-seller, exact? A-t-il été rentable? Alors, selon votre logique, pourquoi l’avez-vous fait?
Sogides, votre éditeur, a reçu en 2009-2010 des subventions de Patrimoine canadien de 352 293$ (ce qui le place au 15e rang des éditeurs les plus subventionnés), du Conseil des Arts du Canada de 36 700$ en subventions globales en plus de 25 000$ en traduction et 2 500$ pour la tournée de promotion des auteurs. Faites le calcul vous-mêmes, cela semble faire partie de vos forces : 416 493$ seulement du gouvernement fédéral ! C’est sans compter les 73 659$ de la SODEC.
Et vous savez quoi? Je suis d’accord avec ça. Tout à fait d’accord. Sur la page Facebook qui vous est consacrée, on dit « ses idées et son discours apportant un éclairage que l’on voit et entend très peu ». Et c’est justement pour ça que Sogides reçoit des subventions. Afin que l’éditeur puisse publier des ouvrages qui ne sont pas rentables et que les idées qu’ils véhiculent puissent circuler. Vos idées ne sont pas les miennes. Mais ces idées peuvent exister, mon gouvernement s’en assure grâce aux subventions qui vous ont été versées indirectement. Des idées qui intéressent un faible pourcentage de la population. Tout comme mes spectacles, à vous lire. Mais voilà ces idées peuvent co-exister. Ça aussi, c’est la démocratie.
Jean-Philippe Joubert
Directeur artistique
Nuages en pantalon – compagnie de création
Québec
Excellente réponse, en effet!
Merci monsieur Joubert!
Céline Dion ou rien, aucune nuance voila son monde à elle mdr
Franchement M. Joubert, je suis très heureuse de constater que vous remettez les pendules à l’heure. Non mais, c’est beaucoup trop simpliste comme réponse Mme Elgrably!!!
Essayer de réfléchir un peu et de vous informer avant d’émettre votre opinion sur un sujet. Ainsi peut-être aurez-vous la chance de paraître plus intelligente!
Et j’espère de tout coeur M.Joubert que mme Elgrably va lire cette page.
Ben là, si on lit le Journal Péladeau, faut pas se surprendre. Les articles de cette madame (euphémisme), je n’en veux pas. Donc je n’achète pas le journal. Elle dit elle-même que si un artiste ne vend pas, c’est parce qu’il n’y a pas demande ou talent. J’avoue que je jouis à l’idée que chaque fois que je n’achète pas le petit journal, madame conclut qu’il n’y a pas demande ou qu’elle n’a pas de talent…
je m’abaisserai à votre niveau pour que le message passe:
"cot cot cocoocotttt cococotttt !"
Incroyables commentaires de la part d’une enseignante à l’université! Comme le fait si justement remarquer plus bas Mme Line Dezainde, Mme Elgrably a largement bénéficié des subventions dont elle prône la disparition! Comme enseignante, elle profite aussi des fonds de public – comme chargée de cours, professeure et chercheure. Peut-être possède-t-elle une fortune personnelle qui lui permettra de poursuivre ses travaux quand le gouvernement conservateur aura coupé les budgets dans la recherche, l’éducation et les autres programmes dont elle bénéficie largement? Mme Elgrably n’a pas tort sur certains points. Tous les artistes de méritent pas de subvention. Cela est vrai, il existe des artistes médiocres. Mais les chercheurs et enseignants universitaires médiocres dont les propos manquent de rigueur et de fondements scientifiques devraient, eux aussi, cesser de profiter des fonds publics … Et devraient aussi se retenir d’écrire des inepties dans les grands quotidiens!
Excellent point Erika.
Merci à tous de vos commentaires!
Yvon, je suis très content de faire ta connaissance,
Tu as un talent extraordinaire, Avec plaisir de je vais te suivre.
Tu es sur facebook aussi ?
Richard
Oui, te reste à me trouver.
Bravo! Vous m’avez bien fait rire.
Je suis artistes de métier .. le Web exactement et désolé mais je crois qu’elle a raison. Il y a tant de désastre artisitiques que nous maintenons en vie artificiellement au Québec qu’il est grand temps de faire le tri et de dire à certains d’aller emballer des boites dans un entrepôt. Ma mere aime le scrap booking, devront-on la subventionner pour son loisirs qu’elle aime temps faire ?? … non, à la place elle va laver des ti-vieux dans des centres de retraités, changer des grosse couches et netoyer du vomi.
Faut arrêter de penser que les artisites mérites tous des subventions, à mon avis, un bon artistes peut tres bien percé sans l’aide du gouvernement.
En passant, tes caricatures sont vraiment superbe, tu es une preuve de talents, j’espère que tu gagne bien ta vie avec cela.
En réalité, les artistes comme tu les décris ne reçoivent aucune subvention. Justement, là est l’erreur. La grande majorité d’entre nous sommes sans financement. Ce ne sont, majoritairement, que ceux qui ont accompli beaucoup et qui font travailler des groupes entiers qui reçoivent des bourses mais ce sont surtout les éditeurs, producteurs, distributeurs qui reçoivent la grosse part du gâteau. C’est pour cette raison que La dame est malhonnête à un point où elle sent la charogne.
Le plus hilarant que je vois dans vos commentaires est que vous attaquez personnellement la dame en question en vous référant sur un article qu’elle a publiée. Peut-être est-ce aussi arriéré comme comportement que celui que vous dénoncez chez la dame en question. Avez-vous lu ses autres articles ou vous enfoncez-vous dans l’alléchant piège de facilité que le sophisme vous propose? Je prendrais cette dame bien avant que n’importe quel sbire de M. Charrest aux finances.
Ce n’est pas parce que vous ne comprenez pas la pensée économique autrichienne et libertarienne qu’elle est faible d’esprit. J’ai vraiment l’impression que plusieurs artistes ont pris son article comme une attaque personnelle. C’est vrai qu’elle ne lésine pas avec les mots, mais en aucun cas elle s’oppose aux artistes dans ses textes, elle s’oppose à un système de subventions généralisé. Elle est tout aussi motivée contre les subventions aux pétrolières et aux banques. Selon sa philosophie, le gouvernement ne devrait pas choisir à notre place pour les gagnants et les perdants. J’ai vraiment parfois l’impression qu’il y a un nouveau clergé au Québec et qu’on ne peut jamais le remettre en question sans se faire intimider intellectuellement !
Aussi, elle est quand même une maitre d’enseignement (le plus haut titre qu’un professeur peut avoir dans l’université). Que vous aimez ou pas sa philosophie, c’est très probable. Ça reste toutefois une excellente enseignante et une personne très intelligente. Elle est appréciée par toute la communauté étudiante et elle fait parti de mes meilleurs professeurs et c’est pareille pour la majorité de mes collègues.
Je trouve vraiment cette caricature dégradante et immature. Plutôt que de lui répondre intelligemment, vous préférez l’attaquer en la disqualifiant intellectuellement. Si ça n’avait été qu’une simple blague, j’aurais pu la rire, mais à lire vos commentaires, je vois que c’est très loin d’être le cas.
Mais mon pauvre monsieur, sa pensée, je ne la connais pas, la dame se contente de bâtir des raisonnements relativement correctes basés sur une réalité fausse. Il n’y a pas de système généralisé de subvention des artistes, point barre. La majorité des fonds vont aux gros publishers comme Quebecor, et à mille autre intervenants télévisuels en particulier qui redistribuent à leur personnel, etc, mais aux artistes, bien peu. À partir de là, ce qu’elle dit ressemble à de la bouillie pour chien.
Qui plus est, le domaine des art représente un des plus profitable au Québec tout en étant bien moins financé que plusieurs autres secteurs d’activité. Savez-vous combien d’emplois des différents secteurs sont tributaires de subventions? Quel serait donc la raison pour elle de s’attaquer aux artistes, alors? Sinon qu’il s’agit du groupe de personnes le plus opposé à sa pensée libertarienne? Ce serait donc une sorte d’attaque stratégique plus qu’idéologique, finalement… Discréditer l’opposant avec une théorie fumeuse.
Le fait qu’elle connaisse la théorie d’une matière (L’économie et la finance) ne la met pas à l’abris de ces préjugés qui sclérosent les esprits faibles et qui courent en ce moment sur un milieu qu’elle ne connaît manifestement pas, celui des arts. Son texte, d’un point de vue de la dialectique, était à peine digne d’un étudiant de premier cycle.
Cher monsieur, il faut développer un esprit critique et laisser de côté les allégeances idéologiques un peu. Vous en sortirez grandi, je vous l’assure. Et une belle journée à vous.
Je viens de relire son texte et je ne vois pas où elle prétend que c’est les artistes qui reçoivent toujours directement dans leurs proches la subvention : http://www.contrepoints.org/2011/05/06/24025-non-au-mecenat-public . Et même si elle avait dit cela, on s’entend qu’indirectement une partie de la subvention ira quand même dans les proches d’un artiste ! De toute manière, comme je l’ai dit elle ne lésine pas sur ses mots quand elle donne son opinion. Elle est peut-être entrée sur le terrain de la démagogie, mais ça reste un article d’opinion du Journal de Montréal qui est là pour susciter de la controverse. Cependant, de ne retenir que cette partie de son texte, c’est vraiment faire preuve d’aveuglement intellectuel.
Vous dites qu’il n’y a pas un système de subventions généralisé pour la culture ? Franchement ! La politique du 1% qui oblige toutes les nouvelles constructions publiques à réserver du budget pour les arts. La Société de développement des entreprises culturelles du Québec qui subventionne et qui donne des crédits d’impôts pour le cinéma, les arts, la musique et les livres du Québec. La société de la Place des Arts de Montréal. Conseil des arts et des lettres du Québec. Conseil du patrimoine culturel du Québec. Télé-Québec. Le programme d’aide financière aux artistes de la ville de Montréal. Les subventions d’Hydro-Québec. Les subventions de la STM/AMT. Tout ça monte facilement au-delà du milliard de dollars uniquement pour le Québec. Il faut rajouter à cela, les subventions fédérales destinées au Québec et les subventions pour la construction d’infrastructures dédiées à la culture (Colisée de Québec, Salle de l’OSM, etc). Au total, les subventions incluant tous les paliers du gouvernement se rapprochent du 3 milliards de dollars juste pour le Québec. La réalité est fait qu’un un système de subvention existe bel et bien. Il est même beaucoup plus gros le système de subvention des pétrolières et des banques. Sachant tout cela, je ne vois pas en quoi le fond de son article ressemble à de la bouillie pour chien.
Les statistiques le démontrent bien. Nous avons le ratio dépenses/subventions le plus petit du Canada pour le domaine de la culture. Alors, pourquoi un des domaines les plus profitables du Québec devrait recevoir autant de subventions ? Parce que c’est un domaine trop important pour notre société ? Pourquoi ne pas laisser les québécois en juger par eux-mêmes ? Pour ce qui est des emplois tributaires aux subventions, je vous invite à lire le texte de Frédéric Bastiat « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». Il vous démontrera comment votre phrase relève d’un sophisme économique.
Finalement, il n’est pas question de s’attaquer aux artistes. Il est question de s’attaquer aux subventions allant à la culture, aux banques, aux pétrolières, aux grandes entreprises, etc. La communauté artistique ne disait rien quand Nathalie critiquait les subventions des grandes entreprises, mais quand c’était à son tour de se faire critiquer, et bien là, il y aurait une stratégie idéologique et maléfique se voulant discriminatoire de ses opposants ? Excusez-moi, mais c’est vraiment n’importe quoi ! Laissez les canulars à la maison s’il-vous-plait !
Une belle journée à vous aussi…
Le 1% pour les nouvelles constructions publiques, mais pauvre de vous! ce n’est pas tant pour les artistes que pour éviter que les nouvelles constructions soient dénudées et tristes à mourir, faisant de nos villes, avec les années, des endroits inintéressants qui ne figureraient dans aucun guide touristique et il où il ferait triste vivre. Auparavant, les décideurs n’avaient pas besoin d’obligation pour intégrer naturellement des oeuvres d’art aux projets, ça allait de soi, ils en mettaient partout, regardez les anciennes bâtisses publiques ou privées! Mais de nos jour, en plein régression de civilisation, il semble qu’il faille obliger les gens à l’évidence que l’on ne construit pas que des boîtes carrées pour y stocker des gens, mais des lieux de vie. Vous arrivez à comprendre ça, vous?
Je manque malheureusement de temps pour faire votre éducation et vous faire comprendre que la culture d’un peuple, ce n’est pas la même chose que de mettre des chips dans un sac de chips. Lorsqu’on est rendu à penser ça, ce n’est plus d’éducation dont on devrait parler… Mais de rééducation.
Quelques lignes plutôt vous écriviez qu’il n’existait pas de système de subventions aux arts et à la culture. Maintenant vous êtes en train de justifier ce système ? Vous avez la liberté de croire qu’une peinture améliore la vie d’une bâtisse. Je ne suis pas contre. Ce qui est ridicule c’est de forcer cette dépense. En plus, il y a tellement de scandales sur ce programme. Une peinture absolument affreuse qui coute plusieurs millions, des poteaux décorés qui se détruisent quelques mois après leur installation, des décorations sur un terrain de soccer, des statues brunes et monotones en pleine entrée d’un bâtiment, etc. Et de toute manière, ce n’est qu’un petit programme parmi tant d’autres.
En tout cas, je dois dire que c’est choquant des réactions comme la vôtre. Comme si l’adversaire idéologique était discrédité d’avance et que sa parole ne valait rien. C’est vraiment dommage que vous manquiez de temps, j’aurais aimé discuter avec vous, car honnêtement, bien que je ne m’oppose pas à toutes les subventions sur la culture, je suis très sceptique quant à elles. Sachez que Nathalie n’a rien à voir dans mon opinion, le seul cours qu’elle donne étant excessivement loin de ce sujet.